Parlons d’autre chose en effet, d’un meurtre à Kandahar…

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J’accuse les officiers responsables de l’opération de rétablissement de l’ordre dans la province de Kandahar d’envoyer délibérément des soldats à la mort.

J’accuse le gouvernement de Stephen Harper de ne pas respecter les engagements pris devant le Parlement.

Le samedi 18 juillet, un 88ème soldat canadien, le caporal James Arnal a été tué. Le soldat de 25 ans de Winnipeg a été tué par l’explosion d’une bombe artisanale , au moment où il effectuait une patrouille, dans le district de Panjwayi, près de la ville de Kandahar. Je soupçonne certains journalistes et députés de l’opposition d’attendre avec un intérêt morbide la centième  victime de ce conflit. Cent, un nombre symbolique qui fera la manchette à coup sûr. Mais combien de morts inutiles?

Le rapport du groupe de travail sur l’avenir de l’engagement canadien en Afghanistan, présidé par John Manley, posait deux conditions à la poursuite de cette mission: l’envoi de troupes supplémentaires et le déploiement d’une petite flotte d’hélicoptères… L’opposition libérale de Stéphane Dion a approuvé le prolongement de la mission à condition que ces deux conditions soient remplies.

Ils sont où les hélicoptères? Ils sont où ceux que le Canada a commandés à gros prix? Ils sont où ceux que les alliés devaient nous prêter?

Entretemps, on devait éviter de mette la sécurité des soldats en péril en les envoyant, sans véhicule blindé approprié, sur des routes truffées de  bombes artisanales. Quel officier a envoyé le caporal Arnal, à pied, de nuit, sur les routes de la province de Panjwayi? C’est un ordre irresponsable et cruel. C’est un meurtre…

Mon coup de chapeau aux gens de Québec…

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Une précision d’abord: je ne pouvais pas savoir vendredi dernier - pas plus qu’aucun des médias du Québec - que Paul McCartney changerait d’avis et qu’il déciderait d’arriver samedi soir au lieu de dimanche soir. Lâchez-moi donc avec ça.

Oui ce fut un succès remarquable, mais je vous le rappelle quand même, ce fut avec mon argent et le vôtre. Demandez donc à la ministre du Patrimoine, Josée Verner. Mais on ne reviendra pas là dessus. Je maintiens toutes mes réserves et mes critiques. Et vous avez le droit de ne pas être d’accord.

Ceci dit, c’est aux gens de Québec que je veux rendre hommage ce matin. À Daniel Gélinas bien sûr, qui fut l’architecte de ce succès et qui, d’après René Angelil, n’a pas commis les mêmes erreurs que pour la distribution des billets du spectacle de Celine.

Au fait la venue de McCartney s’est un peu faite à la dernière minute parce que tel n’était pas le premier choix. C’est Johnny Halliday qui aurait pu être là. L’ancien premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, et même Nicolas Sarkozy ont tenté de convaincre la vedette française mais pour des raisons que j’ignore, cela ne s’est pas fait.

Dernier détail: je cherche toujours deux billets pour la Grand Messe de Gilles Vigneault à la mi-octobre et si quelqu’un en a à vendre, je les achèterai.

Ah gens de Québec: les responsables de la sécurité - policiers, pompiers et spécialistes des agences privées, bravo. Bravo surtout aux gens de Québec, et ceux de l’extérieur qui se sont joints à eux dimanche soir: la foule s’est dispersée dans l’ordre, c’était festif, et il n’y a pas eu de casse. À retenir pour la prochaine Saint-Jean. Si les Anglais calment les casseurs à ce point, qu’on invite une grosse vedette britannique, américaine, ou sud-africaine pour nous chanter, en anglais: «Bonne fête, gens du Québec»!

Sans rancune pour les insultes, y compris les deux ou trois que j’ai envoyées à la poubelle.

 … Et bravo aussi aux Madelinots. Ils auraient eu bien droit de brandir une pancarte sous le nez de McCartney pour lui dire qu’il fut odieux de se pavaner devant les caméras de The American Human Society (payé combien au fait?) en piétinant, à deux pieds, la fierté des pêcheurs et chasseurs madelinots!

Fournira-t-on les couches à Sir Paul?

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Charles Aznavour voulait sa caisse de grands crus français. Fournira-t-on les couches à Paul McCartney?

Irrévérencieux Vastel ce matin? Délibérément. J’ai envie de distribuer des taloches aujourd’hui.

À Paul McCartney, ce vieux radoteux sénile qui nous prend pour des colons. Dans le cas des gens de la ville de Québec, je vais finir par croire que c’est vrai d’ailleurs. Comme mes collègues de La Presse, j’ai reçu des lettres de bêtises et une bordée d’injures des gens de la Vieille Capitale qui n’ont rien compris à ma dernière chronique. J’ai eu beau sympathiser avec les organisateurs qui n’ont pas toujours été aidés par les médias de Montréal, j’ai suggéré que grands spectacles ou non Québec vaut le voyage tant il y a d’expositions intéressantes et, oui, j’ai fait l’expérience de l’impossibilité d’acheter des billets pour un spectacle - la Messe de Gilles Vigneault au Palais Montcalm - tous réservés à je ne sais qui depuis le mois d’avril, donc six mois à l’avance. Merci beaucoup. J’essaierai de faire inviter Vigneault et sa Grand Messe le 24 juin 2009 en l’église Saint Jean-Baptiste de Montréal. Et je prierai pour les pauvres esprits obtus de la Ville de Québec.

Revenons à Sir Paul, qui nous dit qu’il aime bien les ‘quebeckians’ - veut-il dire les «Québéchiants»? - et qu’il aime les Français. Et les Allemands. Et les bébés phoques aussi. Cela m’impressionne autant que moi-même j’impressionne le B’naï Brith et le docteur Laughréa lorsque je dis que j’ai des amis juifs - ce qui est vrai.

J’ai envie de donner une taloche à Radio Canada qui tentait de réhabiliter la vedette jeudi soir à la télévision par une hagiographie ringarde. Parmi les hauts faits de la carrière de cet homme, on le voyait couché sur la banquise avec sa belle, tentant de flatter un bébé phoque. Merci pour les Madelinots. Ils sont bien les seuls à qui personne n’a pensé. Sir Paul est venu ici, avec les équipes de télévision américaine nous faire passer pour des sauvages. Allons, Messieurs et Dames du 400 ème, il est encore temps d’inviter quelques Madelinots et de les asseoir à des places d’honneur. Et il est encore temps aussi de demander à Sir Paul de s’excuser…

Mais les organisateurs auront-ils seulement le temps de lui parler? Le gars qui aime les Québéchiants préfère passer le week-end à New York, tiens donc. Il arrivera à Québec dimanche en fin d’après midi. Il aura tout juste l’occasion d’apercevoir le Vieux Québec de sa limousine aux vitres teintées. Puis il aura une brève rencontre avec le maire Labeaume - You have a beautiful city -, puis la ministre du Patrimoine, Josée Verner - Thank you for the cheque… Trois petits tours et s’en ira pour Liverpool dans son jet privé où il arrivera juste à temps pour ses oeufs au bacon du lundi matin…

Cette histoire est tordue depuis le début. Elle est l’erreur de Daniel Gelinas, ci-devant directeur du Festival d’été de Québec qui se paie les grosses vedettes en 2008 avec l’argent du 400 ème. Je n’ai rien contre et je suis sûr que René Angélil nous prépare quelque chose de grandiose avec Celine. Ils sont Québécois, eux, tout comme Robert Lepage et le Cirque du Soleil.

Des taloches enfin au Globe and Mail de Toronto qui profite de la petitesse et de la mesquinerie des gens de Québec pour cracher son fiel sur ces maudits nationalistes/séparatistes qui ont empêché la Reine Élisabeth de venir célébrer la fondation de la Ville de Québec. «La xénophobie et le provincialisme de beaucoup de séparatistes est bien connue des Canadiens, écrit-on, en éditorial s’il vous plaît. Leurs protestations contre le concert en plein air sur les Plaines d’Abraham les fait maintenant connaître des citoyens du monde entier…» Du grand Edward Greenspoon! [Très jolie caricature cependant…]

Profitez bien de votre gros party, gens de la ville de Québec. L’année 2008 achève et vous vous retrouverez en 2009, et 2010, et les années suivantes et pour toute éternité, avec encore plus d’ennemis et de détracteurs que vous n’en aviez en 2007.

Inutile de m’écrire pour me dire que je ne connais rien aux Beatles: j’ai tous leurs disques. En vinyle: c’est bien meilleur que les repiquages sur disques compacts.

Quand l’Histoire s’écrit à Paris…

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Nicolas Sarkozy est en train de s’affirmer comme l’un des grands présidents de la République française. Décrié par la presse, ridiculisé par les uns, honni par les autres, il est en train de faire l’histoire, deux fois plutôt qu’une. Et il redonne à la diplomatie française ses lettres de noblesse.

Le Lancement de l’Union pour la Mériterrannée - qui lancera un pont entre l’Union européenne, fut un succès inespéré. Le président de Syrie, Bachar Al-Assad et son homologue libanais, Michel Sleimane, qui se serrent la main et se promettent mutuellement l’ouverture d’une ambassade dans leurs capitales respectives; le premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui échangent des prisonniers - dont les deux soldats capturés par le Hezbollah en territoire libanais pendant l’invasion de l’été 2006; les Syriens et les Israéliens qui dialoguent de façon informelle sur la signature d’un Traité de paix; que sais-je encore?

Et il y a plus encore pour ce président de la République boulimique qui ne se contente jamais d’un petit succès. C’est la première fois, depuis la guerre d’Algérie - plus de 50 ans donc - qu’un président algérien se rend dans un Sommet international, en France, et à l’invitation du président de la France de surcroît!

Ce Nicolas Sarkozy est un homme d’audaces à qui tout réussit.

Les conséquences de cette 0ffensive diplomatique tous azimuts sont incommensurables. Les pays arabes ont demandé à Sarkozy de se mêler du conflit israélo arabe. Enfin le Moyen Orient n’est plus la chasse gardée des États-Unis, un pays tellement biaisé en faveur d’Israël qu’il n’avait plus aucune crédibilité.

Merci Monsieur le président de nous faire ainsi rêver à la paix. Tous nos voeux de succès vous accompagnent…

Mon cher Barak, c’est à ton tour…

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C’est tout simplement dégueulasse ce que le magazine New Yorker a fait à Barak Obama.

Je sais, mon cher Chapleau, la caricature c’est pas pareil, mais tout de même. Faudra que j’explique à Barak Obama que le New Yorker, nous on connaît ça. C’est dans cet excellent magazine que Mordecaï Richler se laissait aller à cracher sur les Québécois… «Mais c’est de la satire, Michel», me disait-il un jour de déjeuner bien arrosé. J’eus beau lui expliquer que tout le monde n’avait ni son talent, ni son humour, et que certains prenaient ses propos à la lettre. Rien n’y fit.

Envoyez-en de la satire et allez expliquer cela aux Imams…

Je veux bien que la couverture du New Yorker ne soit qu’une caricature de mauvais goût. Alors, demandons-nous si ce magazine oserait publier une caricature de John McCain, en prisonnier de guerre, des chaînes autour du cou, les couilles pendantes d’avoir été passées à la génératrice d’étectricité, une jambe amputée, un oeil crevé, et un bras cassé… 

Qu’en penserait cette Amérique bien pensante qui aime tellement les Noirs qu’elle songe à faire de l’un des leurs son président? Je vous jure qu’il s’agit là d’une question innocente de ma part…

En passant…

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Je vous mets en copie conforme d’un courrier parvenu dans ma boîte du Journal de Montréal pendant mes vacances… J’en ris encore:

Jean Chrétien a nommé Max Teitelbaum juge à la Cour fédérale en janvier 2003. Son ami Teitelbaum vient de reprocher au juge Gomery d’avoir notamment déploré l’attitude de Chrétien qui donnait des balles de golf payées à même l’argent des commandites. Le juge Gomery avait qualifié cela de « small-town cheap », expression traduite par un euphémisme, soit « attitude villageoise ». En français canadien, on dirait plutôt « l’attitude de colon » ou « l’attitude d’habitant » de Jean Chrétien. Pour moi qui ai souvent voté pour Jean Chrétien, le « p’tit gars d’Shawinigan » est devenu le « gros colon d’Shawinigan » - Luc Gélinas, Shawinigan.

Vérification faite, c’est en partie vrai…

C’est Pierre Trudeau qui a fait accéder M. Teitelbaum en 1976. Depuis le 2 juillet 2003, date de l’entrée en vigueur de la Loi sur le Service administratif des tribunaux judiciaires - qui couvre aussi les Commissions d’enquête -, il est juge surnuméraire de la Cour fédérale. Retraité le 27 janvier 2007, il reste juge suppléant de la Cour fédérale .

Merci Monsieur Philippe Séguin

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Me revoilà en terre d’Amérique, au pays du Québec.

Je veux d’abord remercier ma collègue Chloé Baril, «maîtresse de toile», qui a tenu le fort en mon absence, avec beaucoup d’assiduité et immensément de talent. Elle vous aime chers blogueurs, et c’est pour vous encore plus que pour moi qu’elle se donne tant de peine.

Comme je l’ai dit en partant - Deux fêtes nationales de perdues une autre de retrouvée – j’ai vécu la Saint Jean-Baptiste et la Fête du Canada en France. Et je vivrai le 14 juillet ici cette semaine. Certains s’attendent à des comparaisons, à une réflexion sur ces croisements d’identité. Oui je vais le faire dans le prochain numéro du magazine qui sera en kiosque le 8 août. J’ai d’ailleurs découvert une France en plein sursaut identitaire. Ka France ! Imaginez… Et j’ai vécu un peu tristement nos deux fêtes nationales.

C’est que le Canada prend toute la place là-bas, ce qu’il a tout à fait le droit, ce qu’il a raison de faire. Mais le Québec n’existe plus. Effacé, gommé, le pays. Vive «la Belle province», d’autant plus charmante qu’on la rend folklorique… Mais de cela aussi je reparlerai.

Pour l’heure, je veux vous amener à réfléchir – ne me dites pas que vous n’en êtes pas capables – sur ce très beau texte de Philippe Séguin, que j’avait trouvé dans le fameux Paris Match mais qui n’a jamais été mis en ligne. Je l’ai donc recopié pour vous. Un texte d’une rare beauté…  Lisez ça !

Chapeau ! Ou respect – comme l’on dirait aujourd’hui. Chapeau, respect pour ce peuple magnifique qui depuis deux cent quarante-cinq ans a su conserver et défendre sa langue, notre langue.  Chapeau, respect pour ces quelques dizaines de milliers de pauvres bougres lâchement abandonnés à eux-mêmes par une France dirigée et inspirée par des imbéciles, dépourvus de vision géostratégique (Louis XV, Turgot et Voltaire étant à mettre dans le même sac ; les voilà aujourd’hui 7 millions, ayant réussi à construire une des vingt premières puissances économiques mondiales, en même temps qu’un foyer culturel exemplaire.Oui, magnifique Québec, qu’il n’est que temps de comprendre et de reconnaître pour ce qu’il est. « Différent, profondément différent de ce que nous sommes, et en même temps si intensément français, à condition d’admettre que la France est probablement moins un territoire qu’un principe, dont nous n’avons pas le monopole.

Étonnant Québec, qui ne réussit pas seulement à imposer sa spécificité mais qui aura tant pesé, par le nationalisme qui lui tient lieu d’oxygène, sur le Canada, en l’aidant à rester lui-même, avec des politiques étrangère et intérieure si souvent distinctes de celles de son grand voisin.

Québec responsable dont il est temps de comprendre que de Gaulle n’a jamais rien dit d’autre, qu’après bien des humiliations et des vicissitudes, il s’était forgé le droit de choisir son destin, que nul ne pouvait lui dicter – le général et la France moins que quiconque…

Et Québec si nécessaire. Car, si demain la Francophonie veut être assez forte pour contribuer à faire de la diversité culturelle autre chose qu’un pieux slogan, elle aura un besoin impérieux de la vitalité québécoise. 

Un gros party sans histoire

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Charles Aznavour, Céline Dion, Yvon Deschamps, le Cirque du Soleil… les plus grands noms du show-business veulent en être. Mais ne cherchez pas à donner un sens à tout ça. C’est la fête de Québec, c’est tout…

Après les attentes créées par les discours des politiciens — « La langue française est la langue fondatrice du Canada », a dit le premier ministre, Stephen Harper —, les célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec auront plutôt l’air d’un super Festival d’été. Mais au-delà des grandes manifestations, la Vieille Capitale vaudra quand même le détour tout l’été.

Depuis le début de juin, il ne se passe presque pas une semaine sans qu’une exposition ou un spectacle soient inaugurés, la plupart étant présentés jusqu’à la fin d’octobre : les Jardins éphémères ; le grandiose Espace 400e et l’exposition Passagers ; Le Louvre à Québec, au Musée national des beaux-arts ; le Moulin à images, de Robert Lepage, son initiative la plus ambitieuse… Vous pouvez prévoir un voyage dans la capitale n’importe quand et être assuré d’en avoir plein la vue. Et avec 12 500 chambres disponibles, vous ne risquez pas d’être obligé de dormir sur les plaines d’Abraham !

Alors, qu’est-ce qui cloche ? Il faut l’admettre, les grands médias de la métropole boudent les festivités au point où, en mai, le directeur des fêtes du 400e, Daniel Gélinas, et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont fait spécialement le voyage pour participer à des rencontres avec des représentants de la presse. En vain, semble-t-il. Le 49e Congrès eucharistique international, en juin, a eu davantage de couverture médiatique.

La programmation — « un “buffet” qui va plaire à tous, nationalistes comme fédéralistes », selon Daniel Gélinas — est quand même un peu indigeste. Entre les grandes manifestations, les activités officielles et la programmation associée, on a du mal à s’y retrouver, encore plus s’il faut planifier une visite de quelques jours. Mais surtout, ce sont les grands spectacles qui créent le plus de frustrations.

Charles Aznavour le 6 juillet ? Yvon Deschamps le 15 ? Céline Dion le 22 août ? Le Cirque du Soleil du 17 au 19 octobre ? Autant oublier cela… Quand le spectacle n’est pas payant, comme celui d’Aznavour, invité du Festival d’été et non du 400e, un système complexe de distribution des billets, contrôlé par les partenaires commerciaux, les met hors de portée. Même des manifestations plus « modestes », comme la Grand-messe, spécialement composée par Gilles Vigneault, ou le documentaire Infiniment Québec, de Jean-Claude Labrecque, sont quasi inaccessibles, parfois avant d’avoir été officiellement annoncées.

Il y a tellement de grandes occasions que les organisateurs et les représentants municipaux, provinciaux et fédéraux ne s’entendent pas pour désigner le point culminant des 150 célébrations qui s’étaleront sur 12 mois : le 3 juillet, anniversaire de l’arrivée de Samuel de Champlain à Québec ? Ou l’accostage, le 24 juin, des voiliers en provenance de La Rochelle ? Ou le spectacle Céline sur les Plaines, pour lequel René Angélil veut faire « quelque chose de marquant » ?

Quand on demande à Daniel Gélinas où est la dimension historique de ce gros party, il répond : « Mais on écrit également l’histoire. » Et il évoque les fêtes de Québec 84, qui célébraient les 450 ans de l’arrivée de Jacques Cartier. Mais les critiques n’ont pas manqué dans les milieux nationalistes. Certains auraient voulu qu’on profite de l’événement pour faire un peu d’éducation populaire et qu’on rappelle la fondation du Canada français, voire du Canada tout court.
On a senti, cependant, en particulier de la part du ministère du Patrimoine canadien, qui fournit la plus grosse part du budget pour la construction des nouvelles infrastructures et l’organisation des festivités, une volonté d’être « politiquement convenable ». Le thème, « La rencontre », permet d’ailleurs d’associer non seulement les Premières Nations, comme il se doit, mais également les immigrants venus par vagues successives — Écossais, Irlandais, Chinois, Juifs européens, Grecs et Portugais — aux célébrations.

Et de peur d’être accusés de faire de la récupération, les politiciens se tiennent loin des fêtes du 400e : l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore répondu à l’invitation d’orchester, pour la soixantaine de chefs d’État ou de gouvernement réunis à Québec du 17 au 19 octobre, une représentation spéciale du Cirque du Soleil.

ET ENCORE…
Lubies d’artistes
Pour s’assurer de la présence de Charles Aznavour à Québec le 6 juillet, il a fallu, dans son contrat, s’engager à lui fournir une caisse d’un vin français qui coûte… 700 dollars la bouteille. Je me suis pris à rêver de tout ce qu’on aurait pu faire découvrir à la vedette si on lui avait plutôt préparé un panier de produits du terroir québécois d’une valeur de 9 000 dollars. Encore une belle occasion ratée de ne pas se conduire en colons !

Prennent pas des vacances ces gens-là? (suite et fin!)

international 8 Commentaires »

Paris Match, combien?
Vous devez avoir vu le dernier Paris Match sur le Québec. J’aimerais qu’on demande combien le Québec a-t-il payé pour cela? Cela a l’air d’un publireportage. Je n’aime pas le Québec qu’on y présente; celui que les Français connaissent comme Antonine Maillet ou Marie Laberge, celui de Gilbert Rozon et de Denise Bombardier, celui de Garou (mais pas Céline), bref celui des cousins de la Belle Province qui parlent encore français! On a toute de même notre Madame la Gouverneure - ethnique à souhait, mariée à un Français en plus… Ils sont cool au Québec.
Comparez avec le numéro spécial de L’actualité sur le 400e de Québec, tourné vers l’innovation, l’invention, l’entrepreneurship, bref l’avenir du Québec. Pour faire comprendre aux Français ce qui se passe au Québec, je leur explique qu’Ubi Soft a délocalisé chez nous plus de mille emplois pour y fabriquer les consoles de jeu des Japonais, ils comprennent que les mignons des relations publiques qui font la promotion du Québec à l’étranger ont encore manqué leur coup…

Ras-le-bol du clavier AZERTY
Si vous ne savez pas de quoi je parle allez voir là

Prennent pas des vacances ces gens-là? (deuxième partie!)

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Harper? Pas fort…
Le remaniement à Ottawa que le premier ministre a lui-même qualifié de « petit mais important » méritait de passer inaperçu un lendemain de la Saint-Jean. David Emerson aux Affaires étrangères, un autre qui ne parlera pas notre langue aux réunions de la Francophonie internationale! Il faudra qu’on se rende compte qu’en nommant des ministres de la Francophonie (Josée Verner) à côté des ministres seniors, on fait des francophones des ministres potiches. Michael Fortier sera plus à son aise au Commerce international et il se rapproche de là où il pourrait être, aux Finances et aux Affaires bancaires.
Hello Denis et Pierre (Paradis), il y a au moins un Paradis qui réussit en politique, Christian, le gars de Mégantic; faut croire que l’amiante réussit mieux que les algues bleues de la Baie Missisquoi. Bravo Christian Paradis. Attention aux patronneux du PC…