Depuis le 18 décembre, c’est le calme plat sur le chantier du triplex Le Soleil à Verdun. Les travailleurs sont en vacances et font le plein d’énergie. L’un d’eux en a même profité pour se marier! Retour au travail: 15 janvier. En attendant que les coups de marteau résonnent de nouveau dans le voisinage, voici, en résumé, ce qu’ont de «vert» les travaux qui ont été effectués depuis l’ouverture du chantier, le 24 octobre dernier.
Excavation
• Le triplex est érigé sur un ancien stationnement. L’asphalte retiré a été entièrement recyclé, broyé, décomposé et réutilisé.
• Lors de l’excavation, la couche de terre de surface (les 15 premiers centimètres) a été conservée et a servi, quelques semaines plus tard, à remblayer les fondations.
Géothermie
• Les ouvriers ont foré deux puits géothermiques de 70 m de profondeur et ont installé le système de tuyauterie souple qui récupérera la chaleur du sous-sol. À une profondeur de huit mètres et plus, la température du sol est constante à 8 degrés celcius. La géothermie, c’est la récupération de cette chaleur pour donner un petit coup de pouce au système de chauffage ou de climatisation. Objectif: économie d’énergie.
Fondations
• Le béton des fondations est fait à base de ciment écologique produit à l’aide de cendres volantes — provenant des centrales au charbon — et de fumée de silice, résidu de fabrication du silicium, un semi-conducteur qui entre dans la fabrication de puces électroniques. Ce béton contient donc des matériaux recyclés et sa fabrication génère moins de gaz à effet de serre que le béton régulier.
Structure
• Le bois utilisé pour construire la charpente du triplex Le Soleil est certifié par le Forest
Stewardship Council (FSC). Ce sceau écolo garantit que le bois a été récolté selon des principes de développement durable, en respect de l’environnement et des populations autochtones. Pour obtenir son sceau FSC, une entreprise forestière doit satisfaire à plus de 50 critères bien définis.
Isolation
• Toute la surface de terre du sous-sol a été couverte de panneaux de polystyrène de 5 cm d’épaisseur. Ils serviront à mieux isoler la dalle de béton et à réduire au minimum les pertes de chaleur. Dans une maison non écolo, on pose ces panneaux seulement le long des fondations.
• Les murs extérieurs et la surface intérieure du toit ont été isolés à l’aide de mousse de polyuréthane giclé fait de bouteilles de plastique recyclées et de soya.
• Pour étanchéifier la toiture, les promoteurs ont opté pour la membrane de polymère plutôt que pour le traditionnel mariage goudron-gravier. On évite ainsi de charger inutilement la toiture, qui sera déjà alourdie par l’imposant système d’énergie solaire. Par ailleurs, on diminue ainsi les émissions de CO2 causées non seulement par le concassage de la pierre, mais aussi par sa livraison par camion.
Fenêtres
• Les portes et les fenêtres posées il y a quelques semaines sont en aluminium, plus
solide et moins sensible au froid que le PVC. Il s’agit de fenêtres thermos de 2,5 cm d’épaisseur, à haut rendement énergétique. L’intervalle entre les deux vitres est rempli de krypton, un gaz isolant. Une membrane de polyester transparent recouverte de particules de métal microscopiques y a aussi été glissée. Son rôle: réfléchir la chaleur pour réduire au minimum les pertes d’énergie.
Dans un prochain blogue, je vous donne quelques détails sur les travaux prévus au cours des prochains mois.












