jan 06
Petite mise au point sous forme de message de début d’année.
Plusieurs de mes voisins sont abonnés au Devoir. Je le sais parce que je vois le journal sur le pas de leurs portes quand je sors en vélo tôt le matin. En dix ans de bon voisinage, aucun eux n’est pourtant encore venu frapper à ma porte pour exiger que je débatte avec lui ou elle des conclusions de mes chroniques.
C’est normal, le fait d’être abonné au Devoir ou au Toronto Star n’inclut pas une garantie de suivi personnalisé, ni l’obligation pour un chroniqueur d’être validé dans ses analyses par l’unanimité de ses lecteurs.
Ces derniers sont, par contre, en droit de s’attendre à une couverture politique qui éclaire le débat public. Dans ce processus d’information, la première mission de l’analyse politique n’est pas éditoriale. Elle joue plutôt un rôle complémentaire dans le processus d’information, au sens large du mot.
Or l’analyse politique - ou, en tout cas, celle qui découle des règles de l’art journalistique - ne carbure pas aux coups de gueule ou à l’air du temps. L’eau que les chroniques politiques apportent au moulin du débat public ne coule pas de source. Il faut aller la chercher tous les jours.
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déc 23
D’abord, merci pour les recommandations de livres. C’est toujours apprécié.
Ensuite, en cherchant quelque chose à me mettre sous la dent dans la bibliothèque de la blonde de mon fils la semaine dernière, je suis tombée sur les quatre volumes d’une série écrite par la nouvelle vedette de la littérature jeunesse américaine, Stephenie Meyer.
Classés sous la rubrique adolescents-fiction, Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation racontent, en gros, la saga d’une jeune fille qui tombe amoureuse d’un vampire.
Ce n’est ni Harry Potter, ni Millenium, mais c’est néanmoins le phénomène en librairie de 2008.
Dans un article publié ce matin, le Globe and Mail rapporte que les quatre ouvrages en question sont parmi les cinq livres de langue anglaise les plus vendus au Canada cette année.
J’ai comme l’impression que je suis pas la première adolescente attardée à lire cette série. Et sans entrer dans les détails, j’avoue que ça repose des vampires de la politique, et cela sans exiger une once d’efforts intellectuels.
Sur ce, joyeuses fêtes. Je serai de retour pour les rois - c’est-à-dire le 6 janvier.
PS: À la mi-parcours de la série, j’avoue que seule la curiosité journalistique me pousse encore à continuer… (25/12/08)
déc 22
Ce qui suit est un exercice de gymnastique mathématique un peu compliqué. Pour mieux le comprendre, l’ordre des départs à la retraite du Sénat est disponible ici.
Quand la sénatrice Lise Bacon va tirer sa révérence du Sénat au mois d’août prochain, elle va emporter avec elle la majorité libérale à la Chambre haute. Ce jour-là, le PLC ne détiendra plus que 52 sièges dans un Sénat de 105 membres.
Pour autant, et malgré les 18 nominations faites aujourd’hui par Stephen Harper, il faudra encore deux années avant que son parti ne détienne à son tour une majorité absolue de sièges à la Chambre haute. Lire la suite »
déc 22
Les nouveaux sénateurs se sont engagés à soutenir la limite des mandats de huit ans et d’autres mesures sur la réforme du Sénat. De plus, chacun a exprimé son engagement inébranlable envers le soutien à l’unité canadienne et l’opposition à la coalition. “
En clair, le premier ministre Harper vient de nommer au Sénat - une chambre dont la vocation est enracinée dans l’existence des provinces - quatre représentants du Québec qui se sont engagés à voter avec le gouvernement conservateur et contre la position de l’Assemblée nationale dans le débat sur la réforme du Sénat.
déc 22
Québec
Patrick Brazeau est un membre de la nation algonquine et un citoyen de la réserve indienne de Kitigan Zibi, limitrophe de la ville de Maniwaki, au Québec. Ardent défenseur des droits des Autochtones, il devient, en février 2006, le Chef national du Congrès des Peuples Autochtones. Il utilise cette tribune pour promouvoir le développement économique et social des Autochtones, principalement ceux vivant hors réserve. M. Brazeau a une ceinture noire en karaté et a servi au sein de la Réserve navale des Forces canadiennes du NCSM Carleton, à Ottawa.
Suzanne Fortin-Duplessis est née à Chicoutimi et a étudié à l’École des Beaux-arts de Québec et à l’Université Laval, où elle obtient un baccalauréat en arts visuels et un certificat en enseignement collégial. Après avoir enseigné à la Commission scolaire régionale Louis-Fréchette, elle devient, en 1981, la première femme élue au Conseil municipal de la Ville de Sainte-Foy. Elle fait ensuite le saut en politique fédérale et est élue députée de la circonscription de Louis-Hébert de 1984 à 1993. Mme Fortin-Duplessis a toujours été très active socialement. Au cours de sa carrière, elle a siégé aux conseils d’administration de la Société Alzheimer et de la Fondation de l’Opéra de Québec, et elle est membre de la Fondation de l’Hôpital Laval et de l’Hôpital Saint-Sacrement. Plus récemment, elle a fait du bénévolat auprès du Congrès eucharistique international.
Leo Housakos est né à Montréal et a étudié au Cégep Vanier et à l’Université McGill, où il obtient un baccalauréat ès arts avec majeure en science politique et en histoire. En 1993, il co-fonde la Chambre de commerce hellénique de Montréal et dirige actuellement Via Rail Canada. Tout au long de sa carrière, il occupe des postes de gestion importants au sein de plusieurs entreprises, notamment Quadvision Consultants et Terrau. M. Housakos est marié et est père de deux enfants.
Michel Rivard a fait ses études à Québec et consacré la majeure partie de sa vie professionnelle à l’administration publique. Il a été président de la Corporation des maîtres entrepreneurs en réfrigération du Québec, puis maire de Beauport de 1980 à 1984. M. Rivard a également siégé aux conseils d’administration de plusieurs organismes et a notamment occupé le poste de président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Québec. En 1994, il est élu député de Limoilou à l’Assemblée nationale. Il y occupera les fonctions de délégué régional de la région de Québec et d’adjoint parlementaire du ministre responsable de la région de Québec. Terre-Neuve-et-Labrador Lire la suite »
déc 22
Dans ma chronique du Devoir, je raconte combien Lucien Bouchard est devenu déconnecté du Bloc québécois et des nouvelles réalités du débat Canada/Québec depuis son départ d’Ottawa il y a 13 ans. Ce n’est pas tout à fait surprenant. Lire la suite »
déc 18
Récapitulons: il y a trois semaines, le ministre fédéral des finances affirmait, chiffres à l’appui, qu’il gardait le cap sur l’équilibre budgétaire pour l’avenir prévisible et que toute entorse à cet équilibre serait de courte durée.
Aujourd’hui, il parle de quatre exercices budgétaires déficitaires et c’est AVANT qu’Ottawa ne prenne de mesures pour stimuler l’économie.
Ce n’est pas d’un comité de sages pour le conseiller dont le ministre a besoin mais plutôt d’un remplaçant aux finances.
En attendant, après l’élimination du financement direct des partis fédéraux et la suspension du droit des grèves des fonctionnaires, c’est le cadre même de la mise à jour fédérale qui vient d’être mis au rancart. Pas très sérieux tout cela!
déc 18
Dans sa chronique d’aujourd’hui, dans le Globe and Mail, mon collègue Lawrence Martin propose sa liste d’aspirants-sénateurs - dont je suis ! Je ne crois pas que le premier ministre Stephen Harper m’en veuille suffisamment pour vouloir m’expédier dans les limbes sénatoriales ! Bonne journée, je suis en chemin pour Toronto pour enregistrer les traditionnelles revues de l’année 2008.
déc 17
C’est le premier ministre Dalton McGuinty qui le dit.
Le projet initial du gouvernement Harper prévoyait l’ajout de 12 sièges pour l’Alberta et la Colombie-Britannique mais seulement 10 pour l’Ontario. Le projet remanié donnerait ceci:
Total des sièges: 341 vs 308 aujourd’hui.
Ontario: 127 vs 106 aujourd’hui.
Colombie-Britannique(43) + Alberta (33): 76 vs 64 aujourd’hui.
Québec: 75 (inchangé).